[Kitetoa, les pizzaïolos du Ouèb

Bové: une arrestation un rien disproportionnée?

C'est marrant, plus le temps passe et plus j'ai du mal à comprendre la logique intellectuelle de la presse. José Bové se fait arrêter dans des conditions rocambolesques et la seule interrogation des journaliste est de savoir si ce n'est pas un peu « cow-boy » comme procédure et si le militant sera gracié ou non en juillet.

Moi, ce que je me demande c'est pourquoi il a été décidé de procéder à une arrestation qui aura coûté un tel montant si effectivement il s'agit de le gracier dans moins d'un mois.

Qui a posé la question au ministère de l'Intérieur à propos du coût d'une telle opération alors que l'envoi de quelques gendarmes aurait probablement été largement suffisant?

Notre coup de fil au ministère de l'Intérieur n'a pas été fructueux.

L'attachée de presse a semblé très étonnée de notre demande à propos du coût de cette arrestation: « Houuuu, vaste programme. De toutes façons, si l'on avait des informations on ne vous les donnerait pas ». Intrigué, votre Kitetoa préféré a risqué un « pourquoi? ». Je vous le donne en mille: « par habitude, et de toutes manières il faudrait voir ça avec la Justice ». Qu'à cela ne tienne: « Allô le ministère de la justice? ». La réponse n'est pas plus précise: « est-ce que l'on peut vous rappeler? L'attaché de presse n'est pas là ».

On attend toujours.

Bref, je pense qu'à moins de harceler les services de presse de notre gouvernement, il n'y aura pas moyen de savoir combien cette arrestation, pour un mois de prison (si José Bové est gracié le 14 juillet), a coûté aux contribuables et si elle était à la fois proportionnée et justifiée.

Mais n'est-il pas essentiel de mettre des moyens dignes de l'arrestation d'un dangereux terroriste en branle pour arrêter un militant? Cela le « positionne » dans l'esprit de Mme Michu qui regarde le journal de 13 heures sur TF1.

Kitetoa