[Kitetoa, les pizzaïolos du 
Ouèb

La locale traite le Bové

J'aime la locale.

La locale, c'est le traitement des informations par les journalistes dans les patelins de notre beau pays raffarinien. En gros, j'aime la lecture de Ouest-France ou de Corse-Matin. Et l'autre jour, dans un village perdu de Corse, je suis tombé sur la prose de Georges-Marc Benamou. Il publie une chronique dans Corse-Matin, sobrement intitulée «La semaine de Georges-Marc Benamou». J'avais souvenir d'un journaliste de Globe, d'un petit gars de gauche. D'où mon étonnement de le voir écrire dans un journal pour le moins conservateur. Sa semaine en question avait été marquée par quelque chose d'essentiel. Le titre de la chronique était: «José bové, mascarade de l'été».

No fear. G-M B. s'étonnait de voir le José être sorti de prison. Pire, de le voir «haranguer le monde entier à la tête de son armée, sur le plateau du Larzac». Pour le chroniqueur, l'aménagement de la peine de José Bové est une vraie «mascarade». Le fait que le leader de la Confédération paysanne soit sorti est un drame dont Georges-Marc ne se remet pas. La réunion du Larzac est un «défi symbolique à l'Etat» dont l'autorité est «bafouée». «Demain», on ne pourra même plus évoquer «l'Etat de droit» à cause de ce «populaire populiste» moustachu. Terrible non? Il y a très longtemps, un grand journaliste s'était illustréz avec un éditorial qui parlait du "sida mental"...

Dis, Georges-Marc, es-tu au courant de ce principe de base de notre système qui dit que la Justice est indépendante? Si la justice a décidé de relâcher José Bové, il n'y a rien à faire. C'est comme ça. Elle est souveraine l'aveugle... Des décisions de justice qui énervent il y en a sûrement des tonnes. Pas de quoi flipper à propos de l'avenir de notre belle société raffarino-sarkozyenne...

On dirait Jean-Paul Ney et son éternel étranglement après que le parquet ait obtenu la relaxe du webmaster de Kitetoa dans l'affaire Tati versus Kitetoa. Pour un peu, notre bozo national demanderait la révision du procès. Mais bon... Il ne peut pas.

Get a life Georges-Marc. Et pour une fois que quelqu'un comme José Bové, qui remet le système en question, est conforté par une décision de justice, nous, on s'en félicite. Allez, amis lecteurs, tous ensemble, avec notre moustachu énervé national, faisons un pied de nez à Georges-Marc et à ceux qui pensent nous diriger!

Kitetoa